Accompagnement des femmes victimes de violences en Lozère

 
 
Arrêtons les violences

Les mesures de restriction des déplacements en vigueur depuis mardi 17 mars 2020 en France démontrent leur efficacité à ralentir la propagation du COVID-19. Toutefois, le confinement peut aussi devenir un terreau favorable aux violences conjugales.

Pour compléter le dispositif national construit autour du numéro d’urgence 3919, destiné aux victimes et aux témoins de telles violences,

le centre d’information sur les droits des femmes et des familles de la Lozère (CIDFF)
assurera dès lundi 27 avril une permanence téléphonique sans interruption
24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 au 04 66 49 32 65

pour une prise en charge le plus réactive possible des situations de violences conjugales. Ce dispositif sera maintenu pendant toute la durée du confinement et les dernières informations utiles sont à la disposition du public sur http://lozere.cidff.info.

En Lozère, pour faire connaître les dispositifs mis en place pour les femmes victimes de violences durant le confinement, le CIDFF a pu compter sur l’engagement inconditionnel des maisons de services au public, du groupement hospitalier de territoire, de l’Ordre des pharmaciens et des supermarchés implantés dans le département, qui ont tous accepté d’afficher dans leurs locaux et de diffuser largement les supports de communication préparés par le CIDFF.

La situation des violences faites aux femmes en Lozère a évolué avec le confinement :

  • à la maison, le recours aux toxiques exacerbe l’agressivité, il est donc primordial de conseiller les victimes pour anticiper et éviter la violence quand il n’existe pas d’autre solution ;
  • parmi les femmes éloignées des auteurs de ces violences, le confinement peut aussi rendre encore plus pesante l’attente du résultat des procédures engagées ; les services d’accompagnement social restent mobilisés autant que possible malgré la crise sanitaire.

Enfin, le dispositif d’hébergement d’urgence — dont la capacité a été doublée fin 2019 — a permis de mettre à l’abri deux Lozériennes durant le confinement. Les forces de sécurité intérieure ont également pu mettre en relation quatre victimes avec le CIDFF pour une prise en charge personnalisée.

 
 

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