Rave-party à Hures-la-Parade : actions de la Coordination rurale

 
 
Rave-party à Hures-la-Parade : actions de la Coordination rurale

Lundi 10 aout 2020, 13 agriculteurs de la Coordination rurale de la Lozère, syndicat minoritaire, ont menacé de bloquer l’autoroute A75 si une évacuation forcée du site du « teknival » du causse Méjean n’était pas immédiatement engagée.

L’intervention rapide des forces de l’ordre a permis d’entraver cette action.

Ces mêmes manifestants ont alors procédé au blocage de la RN 88 à Barjac pendant plus d’une heure.

Ils ont ensuite décidé de se rendre au cours de la nuit à Mende, pour occuper des ronds-points, puis se sont rassemblés au centre-ville, où ils ont fait du tapage à partir de 23h30. De 5 h 30 à 7 h 30 ce matin, le président de la Coordination rurale s’est retrouvé seul à poursuivre cette action.

Tout au long de cette opération, plusieurs infractions ont pu être relevées à leur encontre.

Il est regrettable que l’action des agriculteurs de la Coordination rurale ait détourné une partie des forces de l’ordre de la mission prioritaire qui leur est assignée sur le site du teknival.

En effet, les services de l’État, le maire de la commune d’Hures-la-Parade, les propriétaires du terrain occupé et la Chambre d’agriculture travaillent ensemble depuis le premier jour pour un départ des participants à cette manifestation dans les conditions de sécurité requises.

Le rassemblement a compté près de 7000 personnes, seuls 3 500 participants demeuraient sur site hier et ils ne sont plus que 2500 ce matin, avec une accélération des départs.

La présence d’enfants en bas-âge, les conditions sanitaires précaires en lien avec la consommation d’alcool et de stupéfiants, et la diminution rapide du nombre de participants liée aux contrôles conduits par les forces de l’ordre, justifient pleinement à ce stade la décision des services de l’État de ne pas procéder à l’évacuation forcée du site.

Cela rend par là-même sans objet les réclamations des 13 agriculteurs en question, qui ne sont pas concernés par l’occupation du site et ne sont mandatés ni par le propriétaire des lieux ni par la Chambre d’agriculture, qui se désolidarisent totalement de leur action.