Journée internationale pour l'élimination des violences faites aux femmes

 
 
Journée internationale pour l'élimination des violences  faites aux femmes

Des actions concrètes pour lutter contre les violences conjugales

220000 femmes environ sont victimes, chaque année en France, de violences psychologiques, physiques ou sexuelles de leurs conjoints ou ex-conjoints.

Selon l'étude nationale sur les morts violentes au sein du couple conduite par le ministère de l'Intérieur, 173 décès sont à déplorer en 2019 contre 148 en 2018, soit 16 % de hausse : 146 femmes victimes (+25 %) et 27 hommes (-1 %).

En moyenne, un décès est enregistré tous les deux jours. 76 % des faits ont été commis au domicile du couple, de la victime ou de l'auteur. 31 % ont été motivés par une dispute et 20 % par une séparation non acceptée. La progression des tentatives d'homicide au sein du couple (268) entre 2018 et 2019 est également forte : + 37 % .

Au 20 novembre 2020, 82 féminicides sont à déplorer au niveau national où la situation s'aggrave avec la période de confinement liée à la crise sanitaire.

Face à l'étendue de la violence contre les femmes en France, l’État a engagé depuis 2017 pour l'égalité entre les femmes et les hommes, déclarée « Grande cause du quinquennat" et, a lancé en septembre 2019 le Grenelle des violences conjugales (*) pour réaffirmer sa volonté de lutter contre le fléau des violences faites aux femmes.

(*) Au niveau national, le Grenelle des violences conjugales a permis d'engager 46 mesures. 37 % sont d'ores et déjà réalisées dont la levée du secret médical en cas de danger immédiat pour la victime, l'élaboration par les  forces de l'ordre d'une grille d'évaluation du danger pour les forces de l'ordre, le déploiement des bracelets anti-rapprochement, la création des 17 premiers centres de prise en charge des auteurs, dont un en Occitanie à Montpellier.

Chiffres au plan local

En Lozère, en 2020 pour la période de janvier à octobre 2020, le nombre de violences intra-familiales a augmenté de 17% (+ 21 faits) par rapport à la même période de 2019.
La part des femmes victimes de violences au sein de la sphère familiale représente 72% (70% en 2019).

En 2019, une centaine de femmes ont été accompagnées par le service d'aide aux victimes du Centre d'information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) de la Lozère. L'année 2020, marquée par une période de confinement où les chiffres sont restés stables, fait aujourd'hui apparaître une hausse de nombre de demandes d'accompagnement et un taux d'occupation à 90 % pour les hébergements "femmes victimes".

Pour l'année 2020, au 15 novembre 2020, 41 femmes ont été informées par le service juridique et depuis le 1er janvier 2020, l'accueil de jour a été en contact avec 91 personnes dont deux hommes. Le service a accueilli 61 nouvelles personnes. Six d'entre-elles ont été orientées par le commissariat de police de Mende et 16 par les brigades de gendarmerie de la Lozère. Depuis le 1er janvier également, 10 femmes et 7 enfants ont bénéficié d'un hébergement, et au total, ce sont 31 femmes et 26 enfants qui ont sollicité le CIDFF dans le cadre d'un hébergement. 20 domiciliations postales sont actives en 2020 et 3 attributions de Téléphone grave danger ont été faites. 53 femmes sont accompagnées en soutien psychologique.

Des dispositifs en action en Lozère

Au niveau local, malgré la crise sanitaire, les services de l'Etat en Lozère sont mobilisés : préfecture, DDCSPP, forces de l’ordre, avec leurs partenaires le CIDFF et le Planning familial 48, à travers plusieurs actions. Parmi elles, le contrat de mobilisation contre les violences sexistes et sexuelles dont l'un des objectifs, outre la prise en charge, la protection et l'accompagnement de la victime, est de prévenir et d'identifier les violences. Un volet essentiel qui est rappelé à l'occasion de la journée internationale pour l'élimination des violences faites aux femmes, organisée ce mercredi 25 novembre 2020.

En Lozère, plusieurs dispositifs sont mis en place pour lutter contre les violences faites aux femmes : des formations dans le cadre du fonds Catherine, des interventions en milieu scolaire, la mise en place d'un annuaire de contacts utiles, la création d'une cellule de suivi, de partenariats logement avec les communes, de nouvelles places d'urgences et le lancement d'actions de sensibilisation et de communication.

Une campagne pour aider à sortir du silence

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C'est dans ce cadre qu'une campagne de sensibilisation grand public "Pochettes à pain" est lancée du 23 au 29 novembre 2020 avec les artisans boulangers de la Lozère. Cette campagne de communication, soutenue financièrement par l'Etat et le Conseil départemental de la Lozère est l'aboutissement d'un travail partenarial porté par le CIDFF et le Planning Familial 48.

150 000 pochettes seront ainsi distribuées aux clients de près de 70 points de vente pour sensibiliser et alerter le public sur l'ampleur et les nombreuses formes que prennent les violences faites aux femmes.

Avec pour objectifs d'encourager les victimes et les témoins à la révélation des violences, mais aussi de faire connaître aux victimes et aux témoins les dispositifs locaux et nationaux de prise en charge, l'opération "pochettes à pain" a pour ambition de diffuser l'information auprès des victimes et des témoins et les aider à sortir de leur silence. Au verso des pochettes figurent : les contacts du CIDFF, du planning familial 48 ainsi que les rappels des dispositifs mis en place au niveau national par l'Etat, le 3919, la plateforme internet stop-violences-femmes.gouv.fr et un flash code qui permet également de se rapprocher de la brigade numérique de la gendarmerie.

Face à l'étendue de la violence contre les femmes en France, l’État a engagé depuis 2017 pour l'égalité entre les femmes et les hommes, déclarée « Grande cause du quinquennat" et, a lancé en septembre 2019 le Grenelle des violences conjugales (*) pour réaffirmer sa volonté de lutter contre le fléau des violences faites aux femmes.

(*) Au niveau national, le Grenelle des violences conjugales a permis d'engager 46 mesures. 37 % sont d'ores et déjà réalisées dont la levée du secret médical en cas de danger immédiat pour la victime, l'élaboration par les  forces de l'ordre d'une grille d'évaluation du danger pour les forces de l'ordre, le déploiement des bracelets anti-rapprochement, la création des 17 premiers centres de prise en charge des auteurs, dont un en Occitanie à Montpellier.

Chiffres au plan local

En Lozère, en 2020 pour la période de janvier à octobre 2020, le nombre de violences intra-familiales a augmenté de 17% (+ 21 faits) par rapport à la même période de 2019.
La part des femmes victimes de violences au sein de la sphère familiale représente 72% (70% en 2019).

En 2019, une centaine de femmes ont été accompagnées par le service d'aide aux victimes du Centre d'information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) de la Lozère. L'année 2020, marquée par une période de confinement où les chiffres sont restés stables, fait aujourd'hui apparaître une hausse de nombre de demandes d'accompagnement et un taux d'occupation à 90 % pour les hébergements "femmes victimes".

Pour l'année 2020, au 15 novembre 2020, 41 femmes ont été informées par le service juridique et depuis le 1er janvier 2020, l'accueil de jour a été en contact avec 91 personnes dont deux hommes. Le service a accueilli 61 nouvelles personnes. Six d'entre-elles ont été orientées par le commissariat de police de Mende et 16 par les brigades de gendarmerie de la Lozère. Depuis le 1er janvier également, 10 femmes et 7 enfants ont bénéficié d'un hébergement, et au total, ce sont 31 femmes et 26 enfants qui ont sollicité le CIDFF dans le cadre d'un hébergement. 20 domiciliations postales sont actives en 2020 et 3 attributions de Téléphone grave danger ont été faites. 53 femmes sont accompagnées en soutien psychologique.

Des dispositifs en action en Lozère

Au niveau local, malgré la crise sanitaire, les services de l'Etat en Lozère sont mobilisés : préfecture, DDCSPP, forces de l’ordre, avec leurs partenaires le CIDFF et le Planning familial 48, à travers plusieurs actions. Parmi elles, le contrat de mobilisation contre les violences sexistes et sexuelles dont l'un des objectifs, outre la prise en charge, la protection et l'accompagnement de la victime, est de prévenir et d'identifier les violences. Un volet essentiel qui est rappelé à l'occasion de la journée internationale pour l'élimination des violences faites aux femmes, organisée ce mercredi 25 novembre 2020.

En Lozère, plusieurs dispositifs sont mis en place pour lutter contre les violences faites aux femmes : des formations dans le cadre du fonds Catherine, des interventions en milieu scolaire, la mise en place d'un annuaire de contacts utiles, la création d'une cellule de suivi, de partenariats logement avec les communes, de nouvelles places d'urgences et le lancement d'actions de sensibilisation et de communication.

Une campagne pour aider à sortir du silence

C'est dans ce cadre qu'une campagne de sensibilisation grand public "Pochettes à pain" est lancée du 23 au 29 novembre 2020 avec les artisans boulangers de la Lozère. Cette campagne de communication, soutenue financièrement par l'Etat et le Conseil départemental de la Lozère est l'aboutissement d'un travail partenarial porté par le CIDFF et le Planning Familial 48.

150 000 pochettes seront ainsi distribuées aux clients de près de 70 points de vente pour sensibiliser et alerter le public sur l'ampleur et les nombreuses formes que prennent les violences faites aux femmes.

Avec pour objectifs d'encourager les victimes et les témoins à la révélation des violences, mais aussi de faire connaître aux victimes et aux témoins les dispositifs locaux et nationaux de prise en charge, l'opération "pochettes à pain" a pour ambition de diffuser l'information auprès des victimes et des témoins et les aider à sortir de leur silence. Au verso des pochettes figurent : les contacts du CIDFF, du planning familial 48 ainsi que les rappels des dispositifs mis en place au niveau national par l'Etat, le 3919, la plateforme internet stop-violences-femmes.gouv.fr et un flash code qui permet également de se rapprocher de la brigade numérique de la gendarmerie.

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Soutien aux partenaires

Le Centre d'information sur les droits des femmes et des familles de la Lozère est un acteur essentiel de la lutte contre les violences faites aux femmes. Grâce au soutien financier de l'Etat qui alloue des fonds complémentaires pour la prévention des violences faites aux femmes, dans le cadre des Fonds Catherine mis en place suite aux Grenelles, le CIDFF48 organise des formations auprès des professionnels du secteur social, médical, petite enfance, France services, élus, collectivités, éducation nationale, professionnels du droit. En octobre dernier, un module de formation "mieux comprendre les violences, pour mieux prendre en charge" est décliné. Deux nouvelles sessions de cette formation seront organisées les 24 novembre et 1er décembre 2020 à destination de près de 130 professionnels déjà inscrits.

Pour contacter le CIDFF de la Lozère : 04 66 49 32 65 et toutes les infos sur le site : https://lozere.cidff.info/

Lieu d'écoute, d'information et d'orientation dédiés aux questions de vie affective, relationnelle et sexuelle, le Planning Familial 48 propose pour sa part des entretiens individuels ou de couple sur rendez-vous du lundi au jeudi, gratuit et confidentiel, et reste ouvert en cette période de confinement. Dans le cadre de ses actions collectives de prévention des violences sexistes et sexuelles auprès des scolaires et des professionnels, l'association a organisé en octobre dernier une conférence sur le consentement sexuel suivie

d'interventions dans les lycées.

Pour contacter le Planning Familial 48 : 04 66 32 86 94 et toutes les infos sur le site : https://www.planning-familial.org/fr/le-planning-familial-de-lozere-48

Soutien aux partenaires

Le Centre d'information sur les droits des femmes et des familles de la Lozère est un acteur essentiel de la lutte contre les violences faites aux femmes. Grâce au soutien financier de l'Etat qui alloue des fonds complémentaires pour la prévention des violences faites aux femmes, dans le cadre des Fonds Catherine mis en place suite aux Grenelles, le CIDFF48 organise des formations auprès des professionnels du secteur social, médical, petite enfance, France services, élus, collectivités, éducation nationale, professionnels du droit. En octobre dernier, un module de formation "mieux comprendre les violences, pour mieux prendre en charge" est décliné. Deux nouvelles sessions de cette formation seront organisées les 24 novembre et 1er décembre 2020 à destination de près de 130 professionnels déjà inscrits.

Pour contacter le CIDFF de la Lozère : 04 66 49 32 65 et toutes les infos sur le site : https://lozere.cidff.info/

Lieu d'écoute, d'information et d'orientation dédiés aux questions de vie affective, relationnelle et sexuelle, le Planning Familial 48 propose pour sa part des entretiens individuels ou de couple sur rendez-vous du lundi au jeudi, gratuit et confidentiel, et reste ouvert en cette période de confinement. Dans le cadre de ses actions collectives de prévention des violences sexistes et sexuelles auprès des scolaires et des professionnels, l'association a organisé en octobre dernier une conférence sur le consentement sexuel suivie

d'interventions dans les lycées.

Pour contacter le Planning Familial 48 : 04 66 32 86 94 et toutes les infos sur le site : https://www.planning-familial.org/fr/le-planning-familial-de-lozere-48

 
 

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