L' actualité concernant les PPR

 
 
Chutes de blocs au Buisson, 1995

La politique de gestion des risques naturels en Lozère est apparue après les inondations de 1994 et l’événement dramatique de chutes de rochers à Barjac en 1995 (1 tué). Ces événements coïncidaient avec la publication des textes législatifs et réglementaires de 1995, relatifs aux plans de prévention des risques naturels (PPRN). Elaboré par l'Etat, le PPRN est un outil réglementaire, qui a valeur de servitude d'utilité publique, permet de maîtriser l'urbanisation dans les zones à risques en délimitant des zones constructibles et des zones inconstructibles ou constructibles sous conditions.

Les plans de prévention des risques en Lozère

A ce jour, 81 communes lozériennes sont dotées d’un PPR inondations et 14 d’un PPR mouvements de terrain. Tous les PPR qui avaient été prescrits en Lozère ont été menés à leur terme.

L'exemple du PPR chutes de blocs et inondations des Gorges du Tarn et de la Jonte

Prescrit en 2002 sur 13 communes des Gorges du Tarn et de la Jonte, le PPR chutes de blocs a été approuvé le 10 mars 2014 après de multiples phases de concertation avec les acteurs locaux, sur un territoire soumis à diverses réglementations dont celle concernant le site classé. En parallèle, des PPR inondations prescrits en 2004 ont été menés sur les bassins du Haut-Tarn, du Tarn et de la Jonte. Ils ont également été approuvés par le préfet début 2014.

La concertation sur ces PPR visait à concilier au mieux les projets de développement et d'aménagement durables avec les contraintes imposées par la nécessaire prévention des risques naturels. Cette démarche a conduit, en particulier, à la non prescription de travaux de protection des biens existants exposés aux chutes de blocs mais la nécessité, pour les collectivités locales, d’ élaborer elles-mêmes leur stratégie de prévention de ce risque .

Les enquêtes publiques se sont déroulées en juin 2013 et ont généré de nombreuses observations. Des avis favorables ont été émis par les commissaires enquêteurs assortis de réserves et de recommandations. Pour y répondre, le bureau d’études CETE Méditerranée et la DDT sont retournés sur le terrain. La sous-préfète de Florac et la DDT ont ensuite et successivement rencontré les élus de chaque commune. Enfin,le préfet a présenté le 2 décembre 2013 à l’ensemble des élus les résultats des enquêtes, les réponses apportées aux interrogations formulées et recueilli les dernières observations.

 Les effets des plans de prévention des risques naturels

Plus généralement, les PPR, adaptés au contexte local, permettent de stabiliser les règles d'urbanisme et d'éviter d'augmenter la vulnérabilité des personnes et des biens dans les zones soumises à des risques. Pour la Lozère, l'enjeu est important au regard du nombre d’habitants et d’emplois exposés.

Les risques sont désormais cartographiés et la clarification des règles d’urbanisme garantit la transparence auprès des citoyens qui disposent d’un droit à l'information sur les risques naturels auxquels ils sont exposés.

La prévention des risques naturels est une responsabilité partagée entre l'Etat, les collectivités territoriales et les citoyens. Elle expose pénalement les décideurs. Un PPRN doit ainsi s'inscrire au sein d'une stratégie de prévention globale et partagée. Lors des différentes réunions publiques, le préfet de la Lozère a précisé que l'Etat continuerait à prendre toute sa part dans cette politique de prévention et qu’il souhaitait la contribution et la mobilisation de tous les acteurs pour atteindre ces objectifs de prévention des risques.