1 596 038 euros : l’État, premier financeur du chantier de la voie verte des Cévennes

 
 
1 596 038 euros : l’État, premier financeur du chantier  de la voie verte des Cévennes

Ce vendredi 21 mai 2021, Valérie Hatsch, préfète de la Lozère a effectué une visite de terrain sur le chantier de la voie verte des Cévennes, à partir de la maison du tourisme, ancienne gare de Florac-Trois-Rivière en présence d’André Deleuze, président du Syndicat mixte de la Ligne Verte des Cévennes, maire de Saint Julien des Points, Aurélie Maillos, vice-présidente de la Région Occitanie, Guylène Pantel, sénatrice, Michèle Manoa, vice-présidente du Conseil départemental, Robert Aigoin, conseiller départemental, les maires des communes traversées par la voie verte.

La préfète de la Lozère a constaté l’avancée des travaux sur les sites emblématiques en cours et a salué le travail partenarial engagé et réalisé par l’ensemble des partenaires financiers (État, Région, Département, Europe) et techniques, le Parc national des Cévennes, la direction départementale des territoires, le Conseil départemental, Lozère Ingénierie, l’équipe de maîtrise d’œuvre, les entreprises de travaux ainsi que l’association du Céfédé à la Ligne Verte qui assure des missions d’animation et de promotion du projet.

Valérie Hatsch a également salué la qualité des aménagements déjà réalisés et a souligné l’importance des tranches de travaux ultérieures en préparation qui permettront prochainement de mettre en service l’intégralité de l’itinéraire.

Un accompagnement financier de l’État conséquent et dans la durée

Dès le démarrage du projet de reconversion de l’ancienne voie de chemin de fer entre Florac et Sainte-Cécile d’Andorge, sur près de 50 km, l’État a accompagné le syndicat mixte de la voie verte des Cévennes et les acteurs locaux, porteurs de ce projet majeur pour le sud Lozère.

Inscrit dans les schémas national et régional des voies vertes, ce projet sera le premier maillon d’un équipement touristique structurant pour l’ensemble du territoire lozérien et représentera un atout touristique prometteur avec des retombées
économiques et touristiques.

Conscient de l’importance d’un tel projet pour le tourisme, le cadre de vie et l’attractivité lozérienne, l’État a d’ores et déjà accompagné financièrement la première phase de travaux, en cours, de cette infrastructure.

En 2018, l’État avait apporté son soutien financier à hauteur de 825 000 euros au titre de la DSIL (dotation de soutien à l’investissement local) et du CPER (contrat de plan Etat-Région) pour la réalisation de la première tranche des travaux dont le montant s’élève à 2,75 millions d’euros.

Cette première tranche cible les deux tronçons du début et de fin de voie verte pour réaliser des travaux de défrichement, de terrassement et de confortement d’ouvrages d’art entre Florac-Trois-Rivières et Saint Julien d’Arpaon. Les travaux concernent la mise en place d’une passerelle au niveau du «Pont manqué» pour rétablir la continuité du parcours en site propre, et entre Le Collet de Dèze et Sainte Cécile d’Andorge à l’autre bout du parcours.

Plus de 45 000 euros supplémentaires avec France Relance 

Par ailleurs, cette première phase de travaux a reçu en 2020 une nouvelle aide financière de l’État dans le cadre du volet de transition écologique du plan France Relance pour réaliser la sécurisation du tunnel de Jalcreste.

Ainsi, 45 038 euros ont été alloués au titre de la part exceptionnelle de la dotation de soutien à l’investissement local (DSIL-Relance), l’un des leviers du plan de relance pour soutenir les collectivités locales, impulser la relance de la maîtrise d’ouvrage publique et relancer l’activité des entreprises lozériennes.

Cette aide financière de 25% du montant total des travaux estimés à 225 000 euros (dont 60 % de financements Europe) permet de restaurer 20 mètres de voûte sur les 330 mètres de l’ouvrage suite à l’effondrement de l’entrée nord du tunnel à cause d’un défaut d’entretien ancien et récurrent.

Le projet d’aménagement de la Voie Verte des Cévennes répond en tout point à une des thématiques prioritaires du plan France Relance, la rénovation énergétique. Il participe également au développement des mobilités douces et du tourisme sur le territoire du sud Lozère.

C’est pourquoi, en 2021, la voie verte des Cévennes est l’un des 28 lauréats de l'appel à projets national «  Fonds mobilités actives - aménagements cyclables » lancé par le ministère des transports. Ce nouvel appel à projet qui vise à soutenir financièrement les maîtres d’ouvrage dans leurs projets de pérennisation des pistes cyclables de transition, de réalisation d’itinéraires cyclables sécurisés et de résorption de discontinuités d’itinéraires, confirme l’intérêt de l’État pour aider les territoires dans le développement de l’usage du vélo.

Avec pour objectif de résorber des discontinuités d’itinéraires cyclables et d’offrir des infrastructures sécurisées et confortables à des usagers de plus en plus nombreux, l’État participe à la sécurisation, l’amélioration des parcours cyclistes, pour les rendre accessibles au plus grand nombre.

726 000 euros en plus : coup de pouce de l’État en faveur de l’itinéraire cyclable

En attribuant 726 000 € à la Voie verte des Cévennes dans le cadre du Plan de relance, l’État soutient encore plus le potentiel d’activités qui sera en mis en valeur le long de cet itinéraire de pleine nature.

Cette enveloppe supplémentaire permettra de mettre en œuvre rapidement des solutions techniques pour aménager trois secteurs de discontinuité sur la voie verte des Cévennes et pour assurer la continuité du tracé sur la totalité du linéaire cyclable de 50 km.

Grâce à cette participation financière conséquente de l’État, des aménagements complexes seront réalisés pour :

- la création d'une passerelle pour traverser la RN 106 au niveau de la voie de doublement vert le col de Jalcreste,

- la création de 600 mètres de voie verte entre le tunnel de Ron Corbières et la route du Vignals à Saint-Privat-de-Vallongue, suite à suppression de la plateforme existante lors de l'élargissement de la route nationale,

- ainsi que la rénovation d'un mur de soutènement pour re créer la plateforme sur Cassagnas.

« Grâce à notre engagement commun, notre ambition est de faire de la voie verte des Cévennes, une destination nationale en liaison avec les voies de la Régordane, de la Vallée du Tarn et des Gorges du Tarn, et même internationale avec la valorisation du territoire des Causses et des Cévennes , inscrits depuis 2011 sur la liste du patrimoine de l’humanité, dans la catégorie des paysages culturels évolutifs vivants, au titre de l’agro-pastoralisme méditerranéen » rappelle Valérie Hatsch, préfète de la Lozère.

Remise du panneau France Relance par Valérie Hatsch, Préfète de la Lozère, au président du syndicat mixte de la ligne Verte des Cévennes, André Deleuze, en présence de l’ensemble des partenaires de ce projet qui aura

un impact positif sur l'activité touristique et économique du territoire.

  • Repères
  • La voie verte des Cévennes reprend principalement la trace historique de l’ancien chemin de fer départemental sur 49 kilomètres entre Florac-Trois-Rivières et Sainte-Cécile d’Andorge dans le Gard. Ce parcours remonte la Mimente à partir de Florac jusqu’au col de Jalcreste et suit la vallée du Gardon d’Alès jusqu’à Sainte-Cécile d’Andorge.
  • Le tracé permettra aux sportifs, aux familles et aux touristes de découvrir les Cévennes à pieds, à cheval, à dos d’âne ou à vélo toute l’année
  • Le parcours de la Ligne verte des Cévennes est ponctué de nombreux Points infos qui sont autant de points de départ possibles pour des randonnées.
  • Valorisation locale : tous les ouvrages sont réalisés en privilégiant les matériaux et le savoir-faire local.

L’interconnexion est au centre du projet :

  • environnementale : avec les paysages de l’agropastoralisme, la diversité de la faune et dela flore 
  • patrimoniale : avec les châteaux, églises, temples, les nombreux ouvrages d’art, mis en avant naturellement, visibles et accessibles.
  • architecturale : avec la valorisation de l’histoire ferroviaire de la ligne de chemin de fer,  les nombreux ouvrages d’art, gares et vestiges
  • culturelle : exposition itinérante, panneaux d’interprétation thématique, organisation d’évènements thématiques…
  • sportive : avec des connexions avec des sentiers de randonnées GR, des sites de baignades, des itinéraires VTT, des tracés équestres

Remise du panneau France Relance par Valérie Hatsch, Préfète de la Lozère, au président du syndicat mixte de la ligne Verte des Cévennes, André Deleuze, en présence de l’ensemble des partenaires de ce projet qui aura un impact positif sur l'activité touristique et économique du territoire.