« 1 jeune, 1 solution » dans le cadre de France Relance

 
 
« 1 jeune, 1 solution » dans le cadre de France Relance

Ces chefs d’entreprise et jeunes qui misent sur l’apprentissage

La préfète de la Lozère, Valérie Hatsch, à la rencontre de Marie-Laure Masson, artisan couturière et son apprentie Anastasia. L’occasion d’échanger sur le dispositif mis en place par l’État pour soutenir l’apprentissage.

70 % des apprentis décrochent un travail dans les sept mois qui suivent l’obtention de leur diplôme. Pour encourager les jeunes à emprunter le chemin de l’apprentissage, l’État mobilise une palette de dispositifs pour aider chaque jeune à trouver une formation, un emploi, une mission ou un accompagnement qui corresponde à ses besoins.

Pour accompagner concrètement l’insertion sociale et professionnelle des jeunes au sortir de la crise sanitaire de la COVID-19, des mesures du plan «1 jeune, 1 solution», dans le cadre de France Relance, permettent de favoriser l’embauche des apprentis.

Rencontre avec Marie-Laure Masson, Model’Couture à Mende et son apprentie Anastasia Pelletier qui ont franchi le pas de l’apprentissage.

- Marie-Laure Masson, artisan couturière, après un BTS Modéliste industriel, a ouvert en 1996 un atelier de couture en centre-ville de Mende en développant l’activité Tissu autour de l’ameublement, de l’habillement et de la mercerie. «J’ai toujours eu la fibre artisanale. L’apprentissage, c’est un investissement personnel» Marie-Laure Masson

Vous avez recruté une apprentie dans le cadre du CAP Métiers divers mis en place à la rentrée de septembre par le Centre de formation des apprentis. Concrètement, pour vous, chef d’entreprise, quel est votre rôle dans cette formation ?

« Anastasia Pelletier, 15 ans, est apprentie au sein de mon commerce depuis septembre dernier. Elle avait déjà réalisé en janvier 2020 un stage d’une semaine dans le cadre de sa classe de 3ème. Elle avait envie d’apprendre le métier en apprentissage mais il n’y avait pas de CAP Couture FLOU (métiers de la mode) sur Mende. Anastasia a pu tout de même entreprendre sa formation dans le cadre de la mise en place à la rentrée de septembre par le CFA de la nouvelle formation CAP Métiers divers. Son investissement personnel m’a convaincue de l’embaucher en apprentissage. Dans le cadre de sa formation, l’entreprise s’occupe de la formation technique et l’apprentie rejoint le CFA trois à six jours par mois pour la partie consacrée à l’enseignement général ».

- Quelles démarches avez-vous effectué pour bénéficier de l’aide exceptionnelle aux employeurs qui recrutent en apprentissage ?

« Quand on voit la motivation de certains jeunes comme Anastasia, tout se fait très vite et tout se passe très bien. Le montage des dossiers est rapide. L‘ensemble des interlocuteurs, les services du centre de formation des apprentis et de la chambre de métiers et de l’artisanat de la Lozère sont très à l’écoute ».

- Quel regard portez-vous sur le plan « 1 Jeune 1 solution » mis en place pour mobiliser les jeunes à l’accès à l’apprentissage ?

« C’est très important de valoriser l’apprentissage. Il faut continuer à encourager l’ensemble des métiers artisanaux, ses filières et ses débouchés. Sensibiliser les jeunes à l’artisanat dans les écoles est une priorité ».

Anastasia Pelletier, 15 ans, apprentie CAP Couture FLOU  : « depuis toute petite, je souhaite devenir couturière. J’ai suivi pendant deux ans les cours et les ateliers de couture proposés par l’association Fait Main à Mende pour apprendre à coudre. J’aime travailler les matières et les tissus. Pourquoi pas, plus tard, exercer les métiers de costumière » 

Valérie Hatsch, Préfète de la Lozère, s’est rendue ce mardi 19 janvier 2021 dans le cadre de sa visite de terrain sur le territoire de la communauté de communes des hautes Terres de l’Aubrac, dans les locaux de l’entreprise Salson-Combes, spécialisée menuiserie, agencement intérieur, escaliers, rénovation habitat, à Fournels.

L’occasion d’échanger avec les co-gérants, Jérémy Combes et Benjamin Salson sur le dispositif « 1 jeune, 1 solution » opérationnel au sein de leur entreprise avec l’accueil depuis octobre dernier de Lucas Chassang, apprenti en CAP menuisier-fabricant

Témoignage :

Jérémy Combes et Benjamin Salson, co-gérants de l’entreprise Salson-Combes à Fournels qu’ils ont repris en 2012. « Au-delà de l’intégration d’un apprenti dans une équipe, c’est notre relève à terme que l’on forme et que l’on assure », Jérémy Combes, co-gérant.

Vous êtes à la tête d’une jeune entreprise en expansion. En quoi l’apprentissage est-il une bonne solution pour développer son activité ? Comment accompagnez-vous le jeune recruté au quotidien ?

« Effectivement, nous avons un projet immobilier en cours et un investissement matériel inhérent à l’agrandissement des locaux. Dans le cadre de cette expansion et de nos projets, nous avons recruté un apprenti en CAP menuisier-fabricant, Lucas Chassang. Depuis octobre dernier, nous formons une équipe de quatre salariés. Lucas avait réalisé un stage découverte au sein de l’entreprise. Le but pour nous, entreprise, est de former au maximum l’apprenti. Lui apprendre les bases du métier et les techniques. L’intégration d’un apprenti dans une équipe est primordiale. C’est une motivation de plus et l’arrivée d’un apprenti renforce la cohésion d’entreprise. Il ne faut pas oublier que nous formons la relève. En lui transmettant le savoir-faire de l’entreprise et de la filière ».

La préfète de la Lozère, Valérie Hatsch, à la rencontre de Jérémy Combes et Benjamin Salson, co-gérants de l’entreprise Salson-Combes à Fournels et de  Lucas Chassang, apprenti CAP menuisier-fabricant.

Aide financière exceptionnelle pour l’apprentissage

Une des mesures du plan « 1 jeune, 1 solution » des jeunes de moins de 30 ans est l’instauration d’une aide directe à l’employeur d’un montant maximum de 5000 euros si l’apprenti est mineur ou de 8000 euros si celui-ci est majeur. Instaurée par décret, cette aide s’adresse à toutes les entreprises et associations employant des jeunes de moins de 30 ans.

Cette aide s’applique aux contrats conclus dans une période de huit mois à compter du 1er juillet 2020 et jusqu’au 28 février 2021. Cette aide exceptionnelle est versée à l’employeur mensuellement sur une année par les opérateurs de compétences.

Le ministère du travail, de l’emploi et de l’insertion a mis en place la plateforme www.1jeune1solution.gouv.fr

Son objectif: mettre en relation les entreprises avec des jeunes cherchant un emploi, une formation ou encore une mission.

- Pour les jeunes, le but est de faciliter les recherches autour de fonctions simples : « je trouve un emploi », « je trouve une formation », « je trouve un accompagnement », « je participe à un évènement » et « je m’engage ». Plus de 20 000 offres d’emploi sourcées par Pôle Emploi sont d’ores et déjà accessibles et plus de 250 événements sont proposés aux jeunes en ligne. Une fonctionnalité permet également à chaque jeune d’être rappelé par la mission locale la plus proche de chez lui.

- Pour les entreprises, l’enjeu est double. Il s’agit de faciliter le passage à l’action en déposant une offre et de s’engager en ayant recours aux différents dispositifs du plan. Une bannière « Les entreprises s’engagent » pour les jeunes a ainsi été lancée et intégrée au site.

Toutes les infos sur le portail de dépôt de demande de cette aide est accessible aux employeurs sur https://travail-emploi.gouv.fr

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