Réhabilitation de l’abattoir de Langogne

 
 
Réhabilitation de l’abattoir de Langogne

L’État s’engage pour assurer sa pérennité et son développement

Ce vendredi 8 octobre 2021, Valérie Hatsch, Préfète de la Lozère, s’est rendue une nouvelle fois sur le site l’abattoir de Langogne à l’occasion de la présentation du projet de réhabilitation de cet équipement de premier plan. Accueillie par Marc Oziol, maire de Langogne, Françis Chabalier, président de la communauté de communes du Haut-Allier, la visite s’est déroulée en présence de Johanne Trioulier et Jean-Louis Brun, conseillers départementaux, représentants la présidente du Conseil départemental, Thierry Chaze, président de l’abattoir, Martial Chesnot, directeur de l’abattoir, des salariés, des élus du territoire langonais, des salariés et des représentants des usagers de l’abattoir.

Une mobilisation financière substantielle de l’État

L’État apporte son soutien financier à hauteur de 723 000 euros au titre de la Dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR) en faveur de la réalisation du programme d’investissement pour la modernisation de l’infrastructure et des équipements de production dont le montant s’élève à 1,8 million d’euros.

Les autres financeurs sont le Conseil départemental de la Lozère (868 101 €) au titre du fonds pour les projets d’envergure départementale et la commune de Langogne (361 552 euros), propriétaire des locaux et porteur du projet de réhabilitation, inscrit dans le contrat de ruralité « Terres de vie en Lozère ».

Cette aide conséquente de l’État répond au plan de modernisation des abattoirs visant à aider les porteurs de projet à améliorer l’outil d’abattage et de découpe en soutenant les investissements notamment pour améliorer la protection animale et les conditions de travail des opérateurs.

En Lozère, les services de l’État se sont mobilisés rapidement et durablement pour accompagner le projet de modernisation de la structure langonaise en difficulté depuis plusieurs années, et pour assurer le maintien de son activité.

En effet, dès le 30 mars 2020, la préfecture, avec les services de l’État et notamment la DDFIP, a fait le point avec la commune de Langogne et le directeur de la structure, sur la situation de l’abattoir dont l’activité était en baisse du fait de la crise sanitaire COVID-19. Proactif sur ce dossier, l’État a assuré un suivi et un accompagnement vigilant de chaque instant en proposant son aide à plusieurs reprises.

Cet accompagnement des services de l’État au plus près des acteurs de la filière et des élus, permet d’assurer l’avenir de l’abattoir de Langogne, maillon essentiel des filières de qualité locales. Son développement s’inscrit dans une démarche de valorisation des circuits courts, avec des animaux issus du département et des produits destinés au commerce de proximité dans un bassin de tradition bouchère et charcutière, situé géographiquement au carrefour de trois départements et de trois régions à prédominance agricole.

L’État au rendez-vous pour assurer l’avenir de l’abattoir de Langogne, maillon essentiel de la chaîne agricole lozérienne

Valérie Hatsch, Préfète de la Lozère, rappelle que l’abattoir de Langogne est un des maillons essentiels de la chaîne agricole lozérienne et un acteur clé du bassin de production langonais : « L’investissement de l’État dans la modernisation de cet outil essentiel répond notamment à la volonté de consommer plusde viande de qualité et de proximité. Plus largement, sa réhabilitation participe à la valorisation de la production des éleveurs et à la montée en gamme de la filière. Elle contribueégalement à l’amélioration de la protection animale, à la structuration et à la compétitivité de la filière, tout en améliorant les conditions de travail des opérateurs en abattoir ».

Repères historiques

  • Les premiers abattoirs municipaux ont été créés en 1881 à Langogne.
  • Le début des années 1960 et des années 1980 marque des périodes de travaux de modernisation de l’outil.
  • La commune de Langogne, propriétaire des locaux, engage des travaux de modernisation de l’outil et la construction d’un atelier de découpe dont la gestion est confiée à l’entreprise Fabre. D’autres travaux de modernisation, entre 2004 à 2010 permettent à l’abattoir d’améliorer son classement sanitaire en classe 2.

    L’abattoir de Langogne en bref

  • L’abattoir a été conçu et réalisé de manière à pouvoir répondre aux obligations de normes NF relatives à la traçabilité. Il satisfait toutes les exigences de la réglementation relative au bien-être des animaux. Une activité de prestations de services auprès des bouchers artisans s’est développée. L’abattoir est équipé pour satisfaire également les demandes d’abattage rituel bovin.
  • Les produits sont commercialisés dans le cadre de divers signes de qualité, marques collectives ou propres à la société Quentin. La recherche de viande de qualité et de différentiation de produits est constante. Le succès de cette démarche est présent avec les produits des marques Bœuf du Pays normand, Bœuf verte prairie, Agneau des Bergers de France, le label rouge Veau de lait de Normandie.
  • L’abattoir de Langogne est le seul atelier de traitement du gibier sauvage chassées sur le département et entrant dans les circuits longs de commercialisation.
  • La production annuelle en 2020 approchait les 4000 tonnes équivalent carcasse (TEC). L’activité porcine représente plus de 75 % de l’activité. La catégorie de gros bovin représente 15 %, les veaux, plus de 230 tonnes, les ovins plus de 90 tonnes. Les caprins et le gibier représentent 12 tonnes soit 0, 3 % de l’activité.
  • L’abattoir de Langogne emploie plus de 20 salariés et des emplois d’activités induites.

Dévoilement de la plaque des travaux de réhabilitation de l’abattoir de Langogne,par Valérie Hatsch, préfète de la Lozère, Marc Oziol, maire de Langogne, Johanne Trioulier et Jean-Louis Brun, conseillers départementaux.L’État est au rendez-vous pour l'avenir de l'abattoir langonais.
Dévoilement plaques abattoir de langogne

 
 

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